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Menteur
 

Fiche technique

Groupe : Cali

Producteur : Daniel Presley

Distribution : Labels

Année : 2005

Genre : Chanson française

Autres albums : L’amour parfait | Le Bordel Magnifique |  

 

Chronique i-muzzik.net ( Harry )

 

Soyons clairs dès le début de cette chronique, le premier album de Cali « L’amour parfait » nous subjugue toujours et ce deuxième album « Menteur » nous obsèdera beaucoup moins longtemps. Sans trop savoir pourquoi d’ailleurs. Peut-être l’effet de surprise qui n’est plus là, peut-être les chansons qui possèdent moins de cette force qui nous décalquait en deux couplets. Donc « Menteur » est moins évident que son prédécesseur. Commençons par son titre, car si Cali était menteur sur le titre de son premier album peuplé d’amours déchirés et non-parfaits, il est moins menteur sur le titre de son deuxième album puisque en effet les morceaux de cet album mentent (Vous suivez ?). Et s’ils ne mentent pas, on le plaint réellement. Malgré le succès, malgré la reconnaissance tant critique que publique, le bonhomme prétend ne pas être apaisé. S’il s’est transformé en menteur, ses chansons deviennent de la fiction imagée, de la souffrance feinte (« Qui se soucie de moi », « Pauvre garçon », « La fin du monde pour dans 10 minutes »). C’est peut-être de là que né cette perte de force, ce sentiment d’ambiguïté (« Je ne vivrai pas sans toi », « Tes yeux »). C’est aussi en s’entourant de multiples musiciens aux origines différentes, des Waterboys à Daniel Darc, que né ce sentiment d’hétérogénéité d’un disque dense et touffu. Au final, « Menteur » laisse un léger goût d’amertume (et pas seulement d’amour amer) que peut-être le temps effacera car c’est aussi le genre de disques qui peuvent se bonifier avec les années comme les ruptures peuvent s’oublier et les plaies se refermer.

 
Extrait de l'album
 
 

Chroniques des Internautes

 

Pierre Derensy : Le poseur de bombe d’un amour parfait revient aux affaires avec un titre qui prouve bien que quoi qu’il arrive les vérités ne sont jamais bonnes à dire. La chaleur du sud qui sort en fièvre de sa bouche n’y fera rien : la vie est moche mais Cali la chante si bien qu’on a encore envie de la poursuivre en sa compagnie. Dans l’urgence d’un fin de tournée mémorable il s’est donc remis au travail pour sortir 12 nouvelles chansons surprenantes répartis sur une palette musical brillante de touche à tout. Bruno Caliciuri a un profil napoléonien. Un de ces commandant de bord qui regarde droit et fier face à la bataille. Par bravade, par provocation, par amour du public, cet énergumène se met les foules dans la poche et combat la fadeur triste d’une chanson française morne. Avec sa personnalité mixte qui pourrait se situer entre les fastes de la grande armée et la déroute anglaise, il était normal que pour transformer l’essai de « L’Amour Parfait » notre perpignanais aille provoquer à nouveau la réussite sur les terres hospitalières de la perfide Albion. Plus précisément en Irlande. Pour goûter l’air marin, trouver l’inspiration et voir les fantômes bien vivants de l’un de ses groupes mythiques les Waterboys. La rupture amoureuse intervient dès le premier titre « Qui se Soucie de Moi ? » et l’on aurait envie de répondre à sa question par un « nous tous » déployé. Mais dès la suivante il suit les traces de Miossec avec une guitare acoustique sur « Je M’en Vais » et le violon Irish-coffee de Steve Wickham (qui intervient sur plusieurs titres pour donner une atmosphère gaélique étonnante dans la bouche du français). Le « Pauvre Garçon » lancé par Daniel Darc sur un duo d’écorchés vif ne fera qu’aviver le flambeau de la passion et de la déraison. La beauté fatale de « Je Sais » rappelle Ferré quand à « Roberta » elle aurait l’accent du grand Georges qu’on ne verrait pas la différence. Le swing de la Nouvelle-Orléans de tes « Yeux » et l’envolé furieuse sur « Je ne Vivrais pas Sans Toi », la pop charnelle de « La Fin du Monde Pour Dans 10 mn » ou « Je te Souhaite à Mon Pire Ennemi » n’y changeront rien : Cali est un grand chanteur qui confirme tout le bien que l’on pensait de lui. Sachant s’entourer de musiciens hors paires glanés sur son tour de France comme Matthieu Chedid ou Damien Lefèvre (Luke) ainsi que de sa garde rapproché déjà présente sur le premier album, ce fourbe clôt son album par une chanson s’intitulant « Le Vrai Père » rappelant l’homme blessé derrière l’artiste. Une merveille.

 

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