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Fiche technique

Groupe : Holy Fuck

Producteur : Non disponible

Distribution : Beggars banquet

Année : 2010

Genre : Rock psychédélique

Autres albums :  

 

Chronique i-muzzik.net ( Adrien Lozachmeur )

 

Holy Fuck. Baise sacrée! Un beau nom qui nous ramène à l'orgasme mystique, au delà des clivages institués par les dévots : Bien/Mal ; Ciel/Terre ;Esprit/Corps. Sainte Thérèse d'Avila a plus joui que Clara Morgane. Mais elle n'était pas trop branchée Matière. Faudrait plutôt voir du côté de Pasolini. La baise dans "Théorème". L'ange c'est Terence Stamp, et il se les tape tous les bourgeois : le père, la mère, le fils, la fille, la femme de ménage. Expérience transcendentale. Révélation et aussi destruction. Il y a quelque chose de sublime là-dedans et donc quelque chose de terrifiant. Pasolini nous ramène plus loin, au Caravage. Lui a vu le sacré dans le profane. Ombre et Lumière. Jouissance et transcendance. Une peinture sacrée de tripes! Et Holy Fuck c'est ça. 2 gars de Toronto, d'où le côté céleste, l'aspiration spirituelle nourrie par les visions d'espaces qu'on croirait infinis. Un peu comme chez les Besnard Lakes. La musique est atmosphérique. On comprend le nom du groupe dès le premier morceau. C'est de l'ambiant à la Brian Eno. Et en même temps il y a des roulements de tambours terribles, un mur du son saturé! Des chutes du Niagara assourdissantes. Quelque chose de malsain, un ver dans le fruit. Premier morceau spirituel au-delà des logiques binaires. Et puis sur "Red Lights", place au corps. Un truc de danse-floor, avec une basse qui donne le là, et une guitare menacante qui jaillit par moments. On est passé de My Bloody Valentine à LCD Soundsystem. Ca fonctionne. L'esprit s'envole et les jambes s'affolent. Atmosphère encore avec "Latin America". Retour de l'ambiant avec une tension urbaine. Le son de Toronto? Le titre annonce plutôt l'Amérique du Sud, ce qui se concoit plus vers la fin qui ressemble à l'expression quelque peu new-age d'une guérilla indienne fan d'électro. "Stay Lit" a une mélodie plus marquante. C'est très efficace. Ca monte, ça monte,.... "Silva & Grimes" revient à une structure répétitive. Une boucle folle. Comme du Kraftwerk sous amphétamines. On appelle ça un drone. Merci Can d'avoir inventé ça. Là encore ça monte, comme un tsunami. Ca tient de la transe. Excitation du corps à coup de montées d'adrénaline. Et l'esprit se fond dans la voûte céleste. Le voilà le nouveau rituel. La voilà la nouvelle Religion. "SHT MTN" a des airs de "My Friend Dario", on louche vers Vitalic. Il paraît qu'on peut prendre le créneau, le DJ de Dijon manquerait d'inspiration. Ca ferait super dans une soirée Panik. C'est très bon. Les danseurs seraient fous. Le rythme s'intensifie encore sur "Stilettos". On bascule dans la techno hardcore. Les épileptiques suivent. Le cerveau disjoncte. "Lucky" est tout aussi imparable. Le son est plus acide, on lorgne vers Aphex Twin. Il y a un son de gratte bloquée, comme si "The Edge" avait mal réglé sa pédale de réverb et se prenait en même temps un cours-jus. Et toujours en arrière plan ce mur du son si canadien. Godspeed ou A Silver Mount Zion jouent planqués derrière le DJ. "P.I.G.S" clôt magistralement l'affaire. Danse, danse! Le corps se consumme définitivement, les décharges électriques le carbonisent. Cet album est vraiment épuisant.

 
Extrait de l'album
 

 

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