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Clara Moto (2010)
 

par David Le Croller (24/03/10)

 
Extrait en musique

 

 
Article par I-Muzzik

 

Avec son premier album, Clara Moto confesse en ce début d’année 2010 toute son allégeance à la musique électronique. Cette affection qu’elle décline avec une féminité toute singulière, épouse les formes du genre dans toute sa diversité et sa spontanéité. Clara sonorise des tranches de vie, des parcelles d’émotion, du ressenti de tous les jours, de toutes les nuits. Pas si surprenant donc, si son titre d’ouverture porte le nom d’un personnage de roman de Thomas Pynchon. Clara Moto est une polyamoureuse, elle préfère l’intensité fusionnelle des petites histoires, aux conventions d’exclusivité des grandes épopées.

Pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?

Je m'appelle Clara Moto, je suis originaire de Graz en Autriche. Je suis aujourd'hui basée à Berlin après avoir vécu longtemps à Barcelone.

Comment êtes-vous arrivée dans le monde de l'électronique ?

Lorsque j'étais enfant je prenais des cours de piano classique. J'en joue toujours un peu d'ailleurs. Puis j'ai commencé à écouter Björk et son approche très pop de la techno. Ce fût ensuite le tour de Kruder & Dorfmeister, et d'un tas de groupes de hip-hop. A 16 ans, j'ai commencé à fréquenter les soirées electro, je n'en suis plus jamais ressortie !

Parlez-nous de vos premières années de DJ ?

J'ai commencé à mixer en 2005 lorsque j'ai emménagé avec plusieurs amis DJ, proches du label "Houseverbot". Nous avons alors organisé des soirées, dans lesquelles je m'essayais au DJing. Dans la foulée, j'ai pris une résidence dans un tout petit bar. Je jouais là bas tous les mardi et bien souvent pour la nuit entière. C'était pour moi un apprentissage solide et en même temps un bon moyen d'arrondir mes fins de mois et d'acheter les sorties musicale du moment.

A part Kruder & Dorfmeister et les Sofa Surfers, nous connaissons peu la scène électronique autrichienne, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

La scène electro autrichienne est certes petite mais elle pululle d'artistes brillants comme Dorian Concept, Fennesz, Electric Indigo, ou encore Ritornell. Vous devriez écouter d'urgence ces noms là !

Quand avez-vous décidé de composer par vous-même ?

L'un de mes amis possédait une Korg Electribe. Je me suis vite pris au jeu de cet instrument véritablement très intuitif. Au bout de quelques mois, j'ai décidé d'en acheter une et continuer à me perfectionner dans son utilisation. Comme beaucoup d'amis composaient également à cette époque, il y avait une sorte d'émulation entre nous tous.

Racontez-nous votre passage à la Red Bull Music Academy en 2006, qu'avez-vous réellement appris là-bas ?

Ce fût une belle période de ma vie. J'y ai rencontré des personnes incroyables et nous avons passé des moments inoubliables. J'ai surtout appris à m'ouvrir à d'autres cultures, d'autres genres musicaux.

Avez-vous gardé contact avec les personnes rencontrées là-bas ?

Je rencontre toujours fréquemment un certain nombre d'entre eux comme Flying Lotus ou Andreaya Triana, Ritornell, Douglas Greed, Le K. Nous nous écrivons régulièrement pour savoir ce que chacun devient.

Avec quels instruments travaillez-vous ?

J'utilise des logiciels assez variés comme Ableton Live ou Native Instruments Komplete. Côté "hard", je compose essentiellement sur le sampler Korg Electribe, la boîte à rythmes Machinedrum sans oublier le clavier Korg Radias et mon chouchou le DX7.

Quelles sont vos principales influences dans la sphère de l'électronica ? Quels artistes écoutez-vous en ce moment ?

J'écoute plus d'électronica que de house. En ce moment, je suis fan de Jon Hopkins, Mount Kimbie, Scuba, Dorian Concept et bien sûr Flying Lotus.

Comment avez-vous rencontré Agoria ? Connaissiez-vous son travail avant de vous lancer dans l'aventure Infiné ?

Bien sûr que je le connaissais. J'avais ses albums depuis longtemps dans ma discothèque. Ce fût donc une belle surprise de le rencontrer à l'aéroport. Ce jour-ci, nous jouions tous les deux au festival jazz de Montreux. Il m'a parlé de son travail avec Infiné, je lui ai demandé son email pour pouvoir lui envoyer un extrait du mien. C'était la première fois que je faisais cela.

Quel est votre plus beau souvenir de "live" ?

Mon expérience à Sonar en 2007 était une belle surprise. J'y jouais dans une petite salle, l'ambiance était moite et survoltée. Pourtant je dois dire que c'est surtout mon premier mix au mythique Panoramabar de Berlin qui m'a laissé le souvenir le plus particulier. Autre mention spéciale pour mes deux mix orchestrés dans le cadre du festival des Nuits Sonores !

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Quelques remixes très certainement et surtout quelques jours de vacances méritées sur une plage au sable chaud !